Clinique Générale-Beaulieu
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Historique

Liste des presidents de la SMB

1987 Dr Jean Sauvain 1988 Dr Jean Sauvain 1989 Dr Jean Sauvain
1990 Dr Jean Sauvain 1991 Dr Jean Sauvain 1992 Dr Patrick Mirimanoff
1993 Dr Patrick Mirimanoff 1994 Dr Patrick Mirimanoff 1995 Dr André Sacoun
1996 Dr André Sacoun 1997 Dr Marie-Christine Laverriere 1998 Dr Marie-Christine Laverriere
1999 Dr Pierre Rouge 2000 Dr Pierre Rouge 2001 Dr Pierre Rouge
2002 Dr François Taban 2003 Dr François Taban 2004 Dr François Taban
2005 Dr Charles-Henry Rochat 2006 Dr Charles-Henry Rochat 2007 Dr Charles-Henry Rochat
2008 Dr Nicolas von der Weid 2009 Dr Nicolas von der Weid 2010 Dr Nicolas von der Weid
2011 2012 2013

le premier comité

Dr Sauvain, Dr Chassot, Dr D'Ernst, Dr Koenig, Dr Montandon, Dr Motironi, Dr Ricci, Dr Weber, Dr Widmer, Mr Ducrest

Anciennement dénomée "Clinique Reverdin"

Cette clinique, dénommée anciennement "Clinique Reverdin" a été construite par feu le Dr Albert REVERDIN, fils du Pr. Auguste REVERDIN, pendant la guerre 1914-1918 pour son usage personnel. Elle devait remplacer la vétuste clinique du professeur, sise Rue de Carouge, près du pont. Elle fut terminée en 1919 et dès cette époque, exploitée par Albert REVERDIN, jusqu'à sa mort survenue le 29.1.1929. C'était alors très certainement la clinique privée la plus moderne de Suisse : elle comprenait 20 lits, répartis en 2 dortoirs de 4 malades chacun et 12 chambres à un lit, dont plusieurs avec cabinet de toilette, salle de bain et chambrette adjacente pour la garde privée.

Le service opératoire était le nec plus ultra

Le service opératoire était le nec plus ultra et l'ascenseur marchait, chose encore inconnue à Genève, au moyen d'un courant électrique fourni pas de puissants accumulateurs. Il s'agissait donc là d'un établissement luxueux, tenu par un chirurgien éminent, assez fortuné pour se permettre un tel instrument de travail, forcément dispendieux car, en plus de la directrice, d'une gouvernante et d'un personnel nombreux vaquant à l'entretien et au ménage, il y avait un personnel médical important. Ce dernier était composé d'un chirurgien adjoint, d'un premier interne et d'un second interne, d'une infirmière-chef, d'une infirmière d'opération, d'une à deux infirmières à chaque étage et de deux veilleuses. Tout ce personnel logeait dans la maison. Sous l'impulsion du Dr REVERDIN, dont la renommée était grande, la clinique prospéra rapidement si bien que pendant sa maladie et jusqu'à six mois après sa mort, lorsque le Dr CHARBONNIER dut le remplacer, la maison était encore pleine.

Les héritiers du Dr REVERDIN ayant décidé de ne pas poursuivre l'exploitation de la clinique, l'établissement fut repris par M. Constant BORY, régisseur, sur la demande d'Antoinette VAUTHIER pour en faire le service hospitalier du Bon Secours et fut ouvert aux chirurgiens de Genève fin avril 1929 sous le nom de Clinique Beaulieu. Le nom de Beaulieu a été pris à la petite villa dite actuellement « Petit Beaulieu » se trouvant sur le même terrain, villa qui servait depuis 1924 de maison d'accouchements, fort bien dirigée d'ailleurs, par sœur Antoinette VAUTHIER. Dès cette époque, le Dr Francis BERTHOUD fut chargé du service de radiologie et le Dr LIENGME du laboratoire que le Dr Jean STEINMAN repris en 1936. Les Drs CHARBONNIER et SCHOENBERG assurèrent la direction chirurgicale, médicale et obstétricale de la maison et s'occupèrent de la formation des infirmières. En 1936, le Dr Raymond SARASIN y installa un service de radiologie. Pour assurer la rentabilité de la clinique, M. BORY dut augmenter le nombre de lits qui fut porté à 38 environ et pour ce faire transforma la presque totalité des chambres du personnel en chambres de malades. Ce fut en mai 1929 que la directrice, les infirmières et les employés furent installés dans le Petit Beaulieu. Dès lors, les accouchements continuèrent à la clinique jusqu'en 1944, époque à laquelle la maison renonça à l'obstétrique, pour ne s'occuper que de chirurgie.

Souvenirs de la 2e Guerre Mondiale

Durant la guerre, le soir du 11 juin 1940, lors d'un malencontreux bombardement aérien, 45 éclats d'une torpille tombés sur l'hôtel Beau Séjour firent des dégâts importants à la clinique, la façade sud fut perforée en plusieurs endroits et quelques opérés faillirent être tués dans leurs lits. Sous les directives éclairées de sœur Antoinette VAUTHIER jusqu'à fin 1930, puis de Melle Lucie VAUTHIER, sa sœur, pendant de très nombreuses années la clinique connut une grande prospérité. Sa réputation, absolument justifiée, tenait non seulement à l'accueil, à la nourriture excellente mais aux soins parfaits et au dévouement sans limite des infirmières. Ces dernières étaient toutes des infirmières de grande classe, pour la plupart du Bon Secours.

C'est donc dans cet esprit Beaulieu que les utilisateurs de la clinique, tant malades que chirurgiens vécurent de belles années jusqu'au jour où, subitement, fin mars 1947, M. BORY décida de vendre la maison.

Cette décision provoqua un grand émoi parmi les chirurgiens de Beaulieu, si soudainement frustrés dans leur instrument de travail. Il était en effet question de faire de la clinique, soit une maison de rapport, soit une annexe de l'Hôpital. M. Louis BRASCHOFF, régisseur, fut alors chargé d'étudier les conditions d'une reprise et il trouva une solution avec la constitution d'une double société anonyme Albani Beaulieu dont les nouveaux actionnaires signaient les contrats fin juin 1947 avec une clinique, exploitée dans sa nouvelle formule à partir du 1 er Juillet 1947.

Une clinique qui "tourne rond"

Le nom Albani est un anagramme formé par Albert REVERDIN. Au début, il y avait 18 actionnaires, composés de 15 médecins, d'un pharmacien, d'un commerçant et du secrétaire général. Si au début de l'exploitation quelques flottements apparurent, on peut dire que la clinique a toujours "tournée rond" et que sa réputation grandissante a nécessité l'adjonction d'une nouvelle aile, au début des années 1950.

En 1956, dans le service du Dr SARASIN est installée la première bombe au cobalt pour le traitement des cancers, installation qui est la première en Suisse. La clinique va donc continuer à fonctionner avec cette structure jusqu'à la fin des années 1970, époque à laquelle elle se trouve confrontée au vieillissement de ses locaux alors qu'en parallèle la clinique de la Colline a commencé des travaux de rénovation et que la Clinique Générale, sous l'impulsion de son président, M. Jean BROLLIET, a commencé l'édification d'un nouveau bâtiment.

Le temps de la fusion

Le conseil de la Clinique Beaulieu, présidé alors par le Dr Arnaldo RICCI, décide de prendre contact avec l'équipe de la Générale qui voit d'un très bon œil l'arrivée d'une équipe médicale pour occuper des locaux beaucoup plus grands que l'ancien bâtiment du chemin de Beau-Soleil. Le principe d'une fusion est admis, mais au début, il y a une discussion intense concernant la gestion du nouvel établissement. L'équipe de la Générale est d'avis de confier un mandat de gestion à un société américaine qui possède de nombreux hôpitaux. L'équipe de Beaulieu fait faire une contre-expertise et prouve qu'une gestion par les équipes actuelles est tout à fait plausible. Finalement, c'est cette solution qui l'emporte avec la constitution d'un Conseil d'Administration, présidé par Jean BROLLIET et qui va inclure 4 administrateurs désignés par le groupe Beaulieu. En effet, en vendant sa société immobilière Albani qui possède le terrain sur lequel se trouve la vieille Clinique Beaulieu ainsi que le Petit Beaulieu, vente au profit de l'Etat de Genève, la somme correspondant à cette vente est investie dans la société Générale-Beaulieu et l'Association de Beaulieu devient titulaire de 23.5% du capital-actions.

Les 4 premiers administrateurs sont les Drs Arnaldo RICCI, Jean-Claude MOTTIRONI, Jean SAUVAIN et Me Emmanuel DUCRET. Au fil des années, ils seront remplacés par les Drs Denis MONTANDON, Raphaël GUMENER et Yves RACLOZ. C'est ainsi que « l'esprit Beaulieu » contribue désormais à faire le succès de l'entité Clinique Générale-Beaulieu.

Dr Jean SAUVAIN

 

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